• Vos vieux collants valent de l'or ! Une collecte inédite en Eure-et-Loir

    Pour récupérer l'énorme masse de matière synthétique générée par les dizaines de millions de collants usagés, des centres E. Leclerc d'Eure-et-Loir s'associent à une collecte

    En France, sur les 130 millions de paires de collants vendues chaque année, 104 millions finissent à la poubelle et génèrent plus de 7000 tonnes de déchets. Autant dire un véritable gisement de matière synthétique (mélange de nylon et d’élasthanne), qui s’avère complexe à recycler et qui peut être circularisé au cœur d’une nouvelle filière industrielle d’avenir en France. C’est le défi que s’est lancé Ecollant, start-up d’Auxerre (Yonne), labellisée “DeepTech” au cœur d’un écosystème d’acteurs du secteur dont Divine Paris, leader français du collant fantaisie.

    Vers une nouvelle filière textile 100% circulaire
    Jusqu’au 31 décembre 2022, ces deux partenaires organisent une collecte de collants usagés dans 85 magasins en France dont les E.Leclerc de Barjouville et d’Anet (Eure-et-Loir). Un dispositif inédit qui se veut l’une des « briques structurantes » du projet de création de cette nouvelle filière textile industrielle 100% circulaire et made in France sur le secteur du chaussant.

    Son défi : qu’il n’y ait plus un seul collant jeté à la poubelle d’ici 2026.

    Un challenge qui s’inscrit dans les fêtes de fin d’année, Ecollant et Divine Paris proposant au grand public d’associer un geste éco-responsable à leurs achats de Noël. Ils ont installé des boites de collecte dans toute la France pour récupérer tous les collants usagés. Un stock indispensable pour l’étape industrielle.

    Pour cinq collants rapportés, les clients se verront offrir un bon d’achat de 1,50 euros à valoir sur l’achat de collants Divine Paris. Cette première opération de collecte massive va nous permettre de constituer un stock indispensable à nos travaux de recherche pour ensuite entamer l’étape pré-industrielle de notre projet. L’idée est également de faire de la pédagogie auprès du grand public, de les sensibiliser sur les enjeux de la circularité sur le textile le plus jeté des dressings !

    Eric Delafontenelle
    Président de Ecollant

    La start-up a développé une première mondiale
    Fondée par des industriels de l’industrie textile, la start-up Ecollant a pour mission de développer la première filière 100% circulaire et Made in France du collant.

    Ecollant a notamment développé des procédés innovants pour séparer le polyamide de l’élasthanne et ainsi récupérer le nylon des collants pour en refabriquer.

    Une démarche menée en collaboration avec les meilleurs laboratoires académiques français et des centres techniques industriels spécialisés pour réaliser une preuve de concept à échelle industrielle.

    Ce procédé est une première mondiale qui a valu à Ecollant d’être labellisée « Deep Tech » et lauréate du “Plan France Relance” à plusieurs reprises.

    Il permettra également à l’industrie textile française d’obtenir une indépendance des matières premières du collant (Le nylon provient d’Asie du Sud Est). La production des premières collections de collants recyclés à partir des collants usagés sera lancée en 2025.

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  • Collant chair : cet accessoire qui peut faire grincer des dents est-il un fashion faux-pas ?

    Lorsque le temps se rafraîchit et que l'on a besoin de se couvrir, les collants viennent à la rescousse. Mais la grande question qui revient est la suivante : les collants de couleur chair sont-ils bannis du dressing de la fashionista ?

    Lorsqu'il fait trop froid pour sortir jambes nues mais que les collants noirs ne vont pas avec notre tenue, il reste toujours l'option des collants chair. Et pourtant, nous sommes nombreuses à leur faire la tête. L'idée c'est bien sûr d'avoir l'air de ne rien porter sur la peau et de résister au froid comme une guerrière. Pourtant, on a rarement vu des collants chair totalement invisibles. Ils finissent toujours par se trahir par leur aspect satiné, bizarrement velouté ou leur couleur qui ne matche pas du tout avec notre carnation. Les collants chairs sont-ils un fashion faux-pas ?

    Pourquoi les collants chairs font-il peur ?
    La première évidence en ce qui concerne les collants qui sont censés imiter la couleur de la peau c'est justement la palette peu variée de nuances. Trop clair, ils donnent souvent l'air malade, ou le style d'une petite grand-mère. Trop foncé/jaune, ils font le même effet qu'un spray autobronzant mal étalé ! Trouver LA bonne couleur de collants chair est un véritable challenge, surtout si l'on veut miser sur une paire chaude, un peu épaisse et opaque pour se protéger du froid.
    La deuxième raison, c'est la brillance. Même si on ne choisit pas une paire satinée, le voile utilisé pour fabriquer les collants chair est souvent légèrement brillant. Et si cela peut être joli sur une paire de collants noirs en soirée, sur les collants chair, ça ôte justement tout l'effet naturel recherché. Et vraiment le résultat est rarement probant.
    La dernière raison c'est qu'il est difficile de trouver une paire de collants chair de bonne qualité. Au moindre pli, manque d'élasthane ou reflet scintillant, tout le monde verra que l'on porte des collants. Souvent très fins, ils ont en plus tendance à se trouer facilement. Et parce qu'il est souvent impossible de les essayer en boutique, il est vraiment difficile d'en trouver une paire qui matche parfaitement sa carnation.
    Comment porter les collants chair ?
    Dompter les collants chair n'est pas une tâche facile et pourtant, il y en a qui y arrivent ! Celle qui a remis au goût du jour le collant chair c'est Kate Middleton. C'est écrit dans le protocole de la famille royale britannique : en représentation publique, les femmes doivent privilégier les collants chairs pour sublimer leurs jambes. Ceux de Kate Middleton sont si imperceptibles qu'ils galbent ses gambettes et les magnifient. D'après la presse britannique, la princesse de Galles porterait des paires à 6£ (environ 7 euros) de la marque John Lewis. Avec eux, pas un pli et pas une once de brillance lorsqu'elle les enfile.
    Tailleur jupe, robe princesse, escarpins ou mocassins... Les tenues avec lesquelles la Princesse de Galles porte ses collants chair sont toujours formelles. Vous ne verrez jamais Kate Middleton enfiler ses collants chair avec un look plus sport ou décontracté.

    Si vous désirez porter une jupe ou une robe qui se marie difficilement avec des collants noirs opaques, l'autre option c'est de miser sur des collants noirs à moins de 20 deniers. Ils sont ultra légers et bien plus élégants que des collants chair !

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  • Et si les collants étaient bien plus qu'un simple tissu qui protège nos jambes du froid ? Si on connaît ceux fantaisie avec des petits pois ou des motifs géométriques, ils sont désormais porteurs de messages. Depuis quelques années, les créateurs s'amusent à écrire de jolis mots et font de nos jambes de véritables messagères pour une personnalité plus affirmée.

    Collants à message : comment adopter la tendance et d'où vient-elle ?

    Depuis quelques années, les collants porteurs de messages ont fait leur entrée aux côtés de ceux à motifs. Et depuis le 5 décembre 2021, ils leurs font même un peu d'ombre et ce à cause ou grâce à Carla Ginola. En effet, l'influenceuse aux 400 000 abonnés a créé son propre design pour la marque Calzedonia. Noirs et légèrement opaques, on peut y lire sur le côté I don't care, ce qui signifie en français : Je m'en fous. Du design au message, on peut dire que Carla Ginola a frappé fort.

    Tout comme le collant à motifs, le collant à message a des codes pour être porté à la perfection. On l'aime donc sur un total look noir un peu sombre où le message ne sera que plus fort et impactant, surtout si l'on cherche des mots pour révéler qui vous êtes. Toutefois, il est possible de les porter sur des tenues monochromes plus colorées, comme le rose, le vert ou le bleu. Toutefois, faites attention aux tenues avec des motifs, où le message pourrait se retrouver noyé sous vos imprimés à fleurs. Par contre, on dit oui à ceux animaliers comme le léopard, le zébré ou encore le python.

    Pour ce qui est des choix des chaussures, on privilégie les chaussures basses, comme les mocassins, les derbies ou encore les baskets. Les bottes sont à éviter, puisqu'elles vont couper vos phrases... Il serait dommage d'en louper un petit morceau.

    Si vous aimez les histoires romantiques et que vous êtes une amoureuse de l'amour, les messages aux messages so love sont faits pour vous ! Bonne nouvelle, l'amour est l'un des thèmes principaux de ces collants à message. Ainsi, vous pourrez faire vos déclarations via vos gambettes. Si vous êtes de nature timide, optez pour les collants Asos où l'on peut y lire J'adore. Pour les plus audacieuses, vous pouvez vous tourner vers ceux de chez Wells dont le message est assez direct "A te faire tourner la tête", pour des jambes qui ne passeront pas inaperçues.

    Pour les femmes un peu plus rock'n' roll et sauvage, Calzedonia est là pour vous. En effet, l'enseigne à sorti trois paires de collants pour crier haut et fort votre humeur du jour. Ainsi, vous pourrez opter pour le bad mood, le happiness mood et pour celles qui se sentent d'humeur sauvage, osez le Feeling wild. Des collants pour des femmes modernes...

    Enfin, si vous avez envie d'une pièce forte pour révéler votre côté fashion addict, misez sur les collants de luxe : Gucci, Chanel ou encore Fendi ont leurs propres collants à message, assez simples, puisqu'ils reprennent en toute simplicité le nom de la marque. Ainsi, tout le monde pourra remarquer que vos jambes sont couvertes grâce à Chanel. Attention, pour ne pas tomber dans le too much, on évite le total look sac, bonnet ou casquette de maison de couture... On mise sur des accessoires et une tenue plus simple, en privilégiant le monochrome ou le tweed pour donner l'accent sur les collants de luxe.

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  • Ces collants ultra résistants à moins de 7 euros vont sauver votre hiver

    Le froid arrive, entre deux rayons de soleil, et les collants sont de retour. La plupart ne sont pas fan des collants en laine. Reste à savoir quels sont ceux qui résistent à toutes les épreuves du quotidien et à un prix abordable.

    Comment faire en sorte d'être stylée sans pour autant se retrouver avec des collants troués et abîmés à la fin de la journée ? Telle est la question. Tout se joue sur la résistance du collant et il suffit de trouver la perle rare qui sauvera votre journée. 

    Réussir à ne pas abîmer les collants, un casse-tête 

    Si beaucoup sont fans des robes et jupes en tout genre à mettre avec des collants, reste à savoir comment faire en sorte que la journée se passe sans accro pour ces derniers. En effet, qui n'a pas connu ce moment de la journée où le collant s'abîme, s'effile ou se troue alors qu'on en n'a pas de rechange. Pire encore, il y a ce moment où on met ses collants pour commencer la journée le matin et qu'on les abime en les enfilant... 

    Toutes les astuces sont donc bonnes à prendre pour éviter à vos collants une espérance de vie bien trop courte. Car, en dehors de ce casse-tête insupportable, les collants sont toujours la bonne option quand on veut être stylée sans avoir trop froid. Ils sont aussi un bon compromis quand on souhaite continuer de porter nos robes d'été qu'on a encore du mal à quitter et qu'on aura tendance à glisser sous un pull durant l'hiver.

    Quels sont les collants les plus résistants pour l'hiver ?

    La marque Dim propose une diversité de collants pour le moins intéressante. Impossible, par exemple, de ne pas citer leur modèle de collants résistants noirs et opaques. Non seulement leur composition en lycra assure une résistance à toutes les épreuves durant la journée, mais ces collants permettent aussi de galber les jambes et donnent donc aisément une allure élancée à toutes les silhouettes. 

    Plus important encore, ce modèle de collants Dim est taille haute. Alors, forcément, cela évite de sentir le collant descendre sur nos jambes au fil de la journée. Le maintien est donc très efficace et le confort est au rendez-vous. Niveau prix, ces collants sont plus qu'accessibles puisqu'ils sont à 6,90 euros. C'est l'accessoire indispensable pour l'hiver qui ira parfaitement avec une robe babydoll ou un combishort. 

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  • La saison des collants est lancée. Pour habiller nos jambes cet hiver, on mise sur du motif fantaisie, mais pas n'importe lequel. Voici 3 modèles de collants fantaisie qu'on ne va pas quitter jusqu'au printemps.

    Collants noirs à paillettes : le modèle festif de l'hiver
    L'ère du disco n'est pas révolue, à en croire les tendances mode de l'hiver. Sur des petites robes à sequins, des jupes et des shorts, les paillettes s'accumulent. Côté collants fantaisie, c'est pareil. Une façon de twister sa paire de bas noirs classiques. Et avec eux, inutile de mettre au point une tenue de soirée trop élaborée. Il suffira simplement d'un total look noir pour briller.
    Les collants fantaisie sont de sortie. Avec une petite robe noire en soirée ou une robe-pull en journée, ils relèvent le niveau des looks d'hiver. Cette saison, on mise sur trois déclinaisons de collants à motifs qui seront de véritables valeurs sûres jusqu'à l'arrivée des beaux jours.

    Collants fantaisie motif coeurs : le modèle régressif de la saison
    Le premier sur la liste s'habille du symbole de l'amour. Régressif à souhait, le collant coeurs est la parfaite touche pour dédramatiser un look trop strict. Après avoir envahi les rayons bijoux et sacs à main, le coeur s'attaque aux collants fantaisie, pour notre plus grand plaisir.

     

     

    Collants à motif gros pois : le modèle classique revisité
    Les collants imprimés pois sont loin d'être une nouveauté. On les porte depuis toujours, ou presque. Mais cette saison, les petits pois classiques prennent de l'ampleur pour un effet XXL bien plus affirmé. On les imagine portés avec une mini jupe en cuir et des boots motardes ou avec une slip dress noire pour un look de soirée d'hiver.

    Pour se procurer une paire de collants fantaisie, on fonce vers les collections de marques spécialisées. Collants fantaisie Calzedonia, Wolford ou Etam : vous trouverez des centaines d'imprimés. Vous pouvez aussi trouver un collant pas cher chez H&M ou Asos.

    Et enfin, l'option luxe est également à envisager pour celles qui souhaiteraient succomber à la tendance du logo sur les collants. Les maisons Chanel, Gucci ou encore Saint Laurent ont toutes imaginé leur version du collant imprimé fantaisie.

    Pour aller encore plus loin dans l'inspiration mode de l'hiver, faites un tour sur notre sélection de shorts à porter avec des collants fantaisie ou non.

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  • Habillement : Plus de 100 millions de paires jetées chaque année, mais pourquoi les collants sont-ils aussi fragiles ?

    ATTENTION, FRAGILE Pour paraphraser Cookie Dingler, « ne le laisse pas filer, il est si fragile, être un collant longue durée, tu sais, c’est pas si facile »

    Selon une étude de l’association HOP, 40 % des collants ne tiennent pas plus de trois utilisations avant de filer.
    Conséquence de cette fragilité, 104 millions de paires finissent chaque année à la poubelle en France.
    Mais pourquoi filent-ils aussi facilement ?
    En quatre ans de collaboration avec notre collègue Manon, les sujets d’actualités lourds n’ont jamais manqué : les « gilets jaunes », le coronavirus, la guerre en Ukraine… Forte de cette confiance dans la capacité de l’autre à traiter les problématiques de notre époque, et un peu centrée sur ses soucis du quotidien, elle nous a pris entre quatre yeux pour nous commander un sujet cher à son cœur « Tu devrais parler de la fragilité des collants, les miens filent tout le temps ».

    « Les siens », ou plutôt ceux de tout le monde. Car toute porteuse de collant vous le dira : enfiler un bas, c’est jouer à la roulette russe avec sept balles dans le barillet. Dans le classement des choses les plus fragiles au monde, on placerait facilement le collant dans le top 10, quelque part entre la cheville de Yoann Gourcuff et une chanson de Vianney. Et si mettre un collant sans le casser relève du numéro d’équilibriste, réussir à enfiler le même une dizaine de fois tient de l’exception statistique. Une enquête de l’association HOP (Halte à l’obsolescence programmée), sortie en 2018, indiquait ainsi que dans 40 % des cas *, le collant ne dépassait pas les trois utilisations. Seulement 28 % des bas dépassaient six usages.

    Un problème loin de ne concerner que le bas de gamme. Toujours selon cette étude, « aucune des marques, quel que soit leur positionnement prix, ne dépasse la note de durabilité de 3 sur 5 ». En 2013, 60 millions de consommateurs publiait un test d’usure pratiqué sur 9 marques de collants, allant de DIM à Well en passant par H & M et Golden Lady : aucune ne passe le test haut la main. Le mal semble donc profond, poussant 20 Minutes à mener l’enquête.

    Des collants transparents et fragiles
    Florence Hampe, responsable de laboratoire pour l’Institut français du textile et de l’habillement, nous renseigne sur la première cible de nos accusations, la matière dont les collants sont composés. Les bas sont généralement faits avec de la polyamine et de l’élasthanne. Et non, ces matières n’ont pas la réputation d’être particulièrement fragiles. Là où le bas blesse (vous l’avez ?), c’est davantage dans la finesse des fils, « particulièrement sur les collants transparents ou semi-transparents, qui nécessite des fils très fins », nous renseigne l’experte. « Mais même avec les collants plus opaques, les fils restent peu épais, ce qui les rend friables ».

    Les collants voiles transparents représenteraient en France 72 % du marché, contre 21 % pour les opaques, estimait le rapport de HOP. Cette préférence pour les collants (semi-) transparents interroge Sarah Banon, professeure en théorie de la mode à l’Institut Français de la Mode : « On voit bien comme dans les vêtements féminins, le design et l’esthétisme prime sur le confort et la praticité. Cette prime à l’aspect visuel concerne la globalité de la mode chez les femmes : les talons, ce n’est pas pratique, les collants, ça se casse…. Chez les hommes, la mode insiste au contraire sur l’aspect robuste et sur la praticité du vêtement. »

    Dans une autre étude plus ancienne **, Createst demandait aux femmes de définir le collant : « fragile » était le deuxième mot à revenir le plus souvent, mentionné par 65 % de l’échantillon ( « féminin » arrivait en premier, avec 72 % de mentions). Une fragilité qui se voit dans la fréquence de consommation : 49 % des sondées achètent au moins une nouvelle paire tous les deux mois.

    Autre explication de la fragilité des collants, leur concept même : « Ce sont des vêtements portés constamment en extension et beaucoup tripotés au moment de les mettre, ce qui augmente forcément le risque », appuie Florence Hampe.

    Manque d’attention
    L’association HOP s’interroge elle sur des cas d’obsolescence programmée et des textiles volontairement affaiblis pour forcer au réachat. Une accusation pas nécessairement fondée, juge Sarah Banon : « La faiblesse des collants n’est pas forcément un choix délibéré. C’est simplement que ce n’est pas dans les critères prioritaires au moment de l’achat, qui sont plus le confort et le prix ». Comprenez : s’il n’est pas certain qu’ils rendent leurs collants plus fragiles, ils se tracassent peu pour les rendre plus solides.

    Majdouline Sbai, enseignante-chercheuse à l’université de Lille et autrice d’Une mode éthique est-elle possible ? (Rue Echiquier, 2018), espère que les choses pourront changer : « La fragilité du collant illustre bien comment on pense encore les vêtements comme quelque chose de jetable ». Toujours selon l’enquête HOP, 104 millions de collants seraient jetés chaque année en France (pour 130 millions de vendus). « A raison de 55 grammes en moyenne chacun, ils représentent en moyenne 7.315 tonnes de déchets », précise le rapport.

    L’heure de taper du poing sur la table
    Pour l’enseignante-chercheuse, il ne faut donc plus accepter ce gâchis écologique, et économique : les porteuses de collant dépenseraient en moyenne une centaine d’euros par an, toujours selon l’étude : « Il est temps de voir les collants comme un produit d’habillement, pas de consommation, et de demander des bas plus résistants », clame Majdouline Sbai.

    D’autant que la révolution pourrait vite se mettre en place : « Le collant est un produit si consommé et jetable que les utilisatrices testent plusieurs marques et bas différents. Si à un moment, un concurrent propose des bas vraiment durables, ça ne tardera pas à se savoir et à faire son trou. Il n’y a pas d’identité de marque là-dessus », estime Sarah Banon. Une marque qui devrait commencer par mieux tricoter ses paires, conclut Florence Hampe : « La manière de tricoter les fils est souvent simpliste, pour plus de productivité, ce qui les fragilise encore plus. » Les collants, c’est comme un couple : pour que ça dure plus longtemps, il faut leur donner plus d’attention.

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  • En France, selon l'association Halte à l’obsolescence programmée (HOP) née en 2015, ce sont 130 millions de paires de collants qui se vendent chaque année. Ce marché, trusté par les grands groupes et la GMS (soit les grandes et moyennes surfaces), qui a par ailleurs souffert de la crise sanitaire et des confinements successifs, attire pourtant de jeunes acteurs innovants. Et tous ont, chacun à leur façon, l’ambition de faire du collant un objet durable.

    Cygnes et ses collants résistants

    Partant du constant que 40% des femmes déclarent jeter une paire de collants après trois utilisations, c'est sur la résistance que Cygnes s'est positionnée. La jeune marque champenoise, qui participera pour la première fois au salon Made in France du 10 au 13 novembre, indique ainsi que ses collants s'utilisent environ trente fois.

    "Notre objectif avec Cygnes et de lutter contre l’obsolescence programmée des collants et faire de ce produit du quotidien un produit résistant et durable. Nos collants sont garantis trente jours, et nous les collectons en fin de vie pour travailler sur le recyclage, car à ce jour les collants ne sont pas recyclés", explique Inès Saadallah qui a cofondé Cygnes avec Axel Delannoy.

    Pour confectionner leurs collants, ce couple à la ville s'est allié à un atelier familial du sud de la France. Un acteur historique du collant qui s’est tourné depuis quelques années vers la fabrication de bas nylon ou de protection pour les grands brûlés. Une année de recherche aura été nécessaire pour voir sortir les premiers collants Cygnes, qui mêlent polyamide spécifique et élasthanne.

    "Nous vendons nos collants 34 euros environ, contre 12 euros pour un prix moyen. Notre défi est donc de sensibiliser nos clients sur le fait qu’un collant plus résistant, c’est un gain d’argent. Et puis, c’est aussi une façon de produire moins, donc d’être plus respectueux de l’environnement", détaille Inès Saadallah qui a vendu 4.000 paires de collants depuis sa création en décembre 2021. Jusqu’alors vendue via son e-shop, la marque Cygnes débute sa distribution physique via des concept-stores.

    Billi London et ses collants biodégradables

    En juin dernier, Billi London présentait ses collants sur l’espace Organic du Salon international de la lingerie. Lancé en mai 2020 entre l’Hexagone et l’Angleterre par Marie Bouhier et Sophie Billi-Hardwick, ce label pour le moins innovant propose des collants biodégradables fabriqués en Italie.

    Le principe? Les collants, fabriqués avec du nylon et de l’élasthanne, et dont les particularités sont tenues secrètes, se décomposent en décharge. En effet, les enzymes et bactéries présentent dans les décharges vont être attirés par les fibres et venir grignoter les collants. Résultat: les collants se biodégradent en 5 ans environ de mise en décharge, contre au moins 40 ans voire 100 ans habituellement. La marque précise cependant que la biodégradation s’opère en décharge et non dans un jardin ou au compost.

    Conseillée depuis ses débuts par Bernard Saltiel, qui fut président de la société Le Bourget pendant quinze ans, la marque Billi London vend ses collants en moyenne 25 euros. Elle est notamment présente via son e-shop et depuis le mois de septembre au BHV Marais à Paris.

    Yade, les collants Oeko-Tex

    Avec sa marque Yade, Déborah Elbaz s’est lancée sur le marché du collant il y a déjà quatre ans. Son idée: concevoir un produit résistant, qui s’adapte à toutes les morphologies, et certifié Oeko-Tex, ce qui signifie qu’il est fabriqué sans produits toxiques pour le corps ou l’environnement.

    Mais la marque, qui était présente pour la première fois sur l’édition du salon de mode Who’s Next en septembre dernier, propose également des modèles en fibres recyclées. Comme le collant Parfait Sans-Couture fabriqué en Italie et conçu à partir de chutes de nylon récupérées et régénérées via un processus entièrement mécanique (29,95 euros).

    En 2021, la marque, présente via son site et des concept-stores comme L’Exception à Paris, indique avoir vendu 50.000 paires de collants et devrait en écouler quatre fois plus en 2022. Depuis, Yade s’est diversifiée pour s’émanciper de l’effet de saison des collants et a lancé ses culottes menstruelles invisibles.

     

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  • Il est l'un des symboles de la fameuse obsolescence programmée, ne passant que très rarement la barre des trois ou quatre utilisations avant de finir en boule à la poubelle. Tel qu'on le connait depuis des décennies, le collant est source de gaspillage et de déchets, et pire, sa déclinaison la plus connue, en nylon, se veut des plus polluantes. Un problème que des marques ont pris à bras-le-corps, tentant de faire du collant une pièce durable et éco-responsable.

    Un trou, une déchirure, des bouloches, ou - horreur - cette longue ligne fine inhérente à une ou plusieurs mailles filées… Il existe mille et une raisons de jeter ses collants, et elles sont en prime fréquentes. De quoi accroître la montagne de déchets induite par l'industrie textile, toujours plus néfaste pour la planète. D'après l'association Halte à l'Obsolescence Programmée (HOP), près de 130 millions de paires de collants sont vendues en France chaque année, et 104 millions sont dans le même temps jetées, soit plusieurs milliers de tonnes de déchets… Rapportées aux quelque 8 milliards de paires vendues dans le monde, il y a de quoi s'interroger sur l'avenir de cet accessoire pourtant incontournable.

    Il faut dire que le collant ne jouit pas d'une très bonne image en matière de durabilité, se révélant aussi fragile que polluant. D'après une enquête menée par HOP en 2018 auprès de 3.000 personnes - essentiellement des femmes - le collant ne dépasserait pas les six utilisations dans 72% des cas, et quatre sondés sur dix affirment ne pas les utiliser plus de deux à trois fois, grand maximum. Pour couronner le tout, les collants filés (50%) et les collants troués (42%) finissent le plus souvent à la poubelle (64% des cas). Seuls 24% des répondants les réutilisent de diverses façons, et encore moins, de l'ordre de 10%, les déposent dans une borne de recyclage ou de collecte. Le tout sachant qu'un collant en nylon met au moins quatre décennies à se décomposer… De quoi motiver certains acteurs de la mode à tenter de réinventer cette pièce star du dressing féminin.

    Des matières plus responsables

    Plusieurs entreprises œuvrent depuis plusieurs années pour rendre le collant plus durable, avec des fils issus du nylon recyclé, à l'image de Fulgar ou Nilit, permettant aux marques de proposer des produits moins nocifs pour l'environnement. Il y a un an, on prenait en exemple les marques Hēdoïne et REV Society, engagées à proposer des collants écolos. La première via du nylon biodégradable pour une décomposition en 3 à 5 ans, la seconde via des collants en fils recyclés à partir de déchets industriels. Depuis, nombreuses sont les marques, installées ou émergentes, qui ont apporté leur pierre à l'édifice pour révolutionner un secteur sans cesse pointé du doigt.

    Une chose qui passe par l'émergence de matières moins impactantes pour la planète, et surtout plus résistantes. Fini le temps où le collant pouvait filer dès la première utilisation, l'objectif est de mettre fin au gâchis écologique qu'il représente. La marque Dear Denier propose des collants fabriqués à partir de chutes de nylon recyclées en Europe, quand Swedish Stockings privilégie le polyamide recyclé, et Billi London, pionnière en la matière, associe résistance et éco-responsabilité grâce à des fibres high-tech éco-responsables, tricotées en 3D. Une technique qui tend à se démocratiser, et à laquelle a également recours Organic Basics qui mise aussi sur le nylon recyclé.

    La marque Thought a quant à elle recours à la viscose de bambou, tandis que Yade mise sur des fibres certifiées Oeko-Tex résistantes aux étirements, frictions, frottements, et autres lavages, en vue d'augmenter significativement la durée de vie des collants. On le voit, les marques sont aujourd'hui de plus en plus nombreuses à tenter de réinventer ledit accessoire pour amoindrir son impact sur la planète. Et certains mastodontes comme Dim et Wolford, par exemple, ne sont pas en reste, proposant aussi - doucement mais sûrement - des collections plus durables. L'objectif principal étant de présenter des collections toujours plus 'propres' et résistantes, sans rogner sur le confort. Mais les acteurs du secteur planchent aussi sur la fin de vie du collant, une autre problématique à prendre en compte.

    La consigne et le recyclage

    On l'a vu, les collants génèrent d'importantes quantités de déchets textiles, contribuant non seulement à la pollution des eaux, mais aussi à la hausse des émissions de CO2. S'il est important de recourir à de nouvelles matières premières pour les fabriquer, il convient également de s'intéresser à leur fin de vie. Il est possible de s'engager à réduire son impact environnemental en déposant ses collants dans des points de collecte, où ils seront revalorisés en énergie, entre autres, plutôt que de les jeter à la poubelle où ils mettront plusieurs décennies à se décomposer. L'éco-organisme ReFashion propose pas moins de 45.000 points de collecte dans toute la France pour offrir une seconde vie à ces textiles, mais il est également possible de les déposer dans des bennes dédiées, des boutiques équipées, voire auprès d'associations.

    De son côté, TerraCycle recycle vos collants sur simple envoi. Il suffit pour cela de créer un compte en ligne, de sélectionner une boîte en carton, de collecter les collants, puis de les expédier grâce à une étiquette prépayée. Cerise sur le gâteau, recycler permet de gagner des points convertibles en dons pour les écoles ou associations de votre choix. L'entreprise Povera Slowdesign ne se contente pas de recycler les collants via des bornes de collecte - accessibles essentiellement à Lille et Paris - puisqu'elle les transforme - ou upcycle - en divers accessoires allant du collier au headband en passant par l'élastique ou l'éponge.

    Outre le recyclage, la consigne apparaît également comme une alternative pour limiter les déchets. C'est ce que proposait Atelier Unes avec son collant recyclé et consigné jusqu'en septembre dernier. Pour 2 euros supplémentaires à l'achat (restituables), il était possible de renvoyer ses collants en fin de vie afin que ces derniers soient recyclés. Si l'aventure s'est arrêtée pour la marque, nul doute qu'elle a ouvert la voie pour faire de la consigne une nouvelle habitude d'achat permettant de lutter contre les déchets et le gaspillage. Autant d'initiatives qui laissent penser que le collant a bel et bien entamé sa mue pour se tisser un avenir plus durable.

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  • Selon une étude, 40% des collants filent au bout de trois utilisations. Voici comment faire durer vos collants ! À motifs, fins, opaques, les collants sont partout et pour tous les goûts. Un problème réside cependant : on les file tout le temps. Pour faire durer nos jolis collants, voici quelques astuces. 

    En 2018, l’association Halte à l’Obsolescence Programmée alertait déjà le public sur l’utilisation limitée d’un collant. En effet, seulement 28% des collants résisteraient à 6 utilisations. 6, ça vous paraît déjà fou, non ? Le fait est qu’il existe des dizaines de collants différents, plus ou moins et résistants. Tout n’est pas une question de prix, mais de qualité !

    À découvrir également : Voici les collants qui ne filent pas ! Recyclés et écologiques ils sont parfaits pour un hiver au chaud

    Des collants à sa taille… c’est mieux !
    Si certaines conservent le réflexe de prendre une taille en dessous histoire de galber leurs gambettes, en matière de collant, c’est une erreur à éviter. Vous allez vous retrouver à tirer, remonter votre collant : en étirant la maille, il se filera et terminera sa journée à la poubelle.

    Hop, au congèle
    Vous avez bien lu. Conseil de grand-mère, il suffirait d’humidifier son collant avec de l’eau avant de le mettre au congélateur dans un sac en papier durant la nuit. Ensuite, on le laisse décongeler et on l’enfile. Le froid aide à solidifier le nylon et on ne lui dit pas non.

    Se limer les ongles
    Oui, ça peut paraître étrange mais se limer les ongles avant d’enfiler son collant, ça change la donne. Que vous les portiez courts ou longs, il n’est pas rare qu’un ongle légèrement amoché suffise à réduire votre collant à néant en l’enfilant.

    Éviter la glissade
    Quand les collants se font la malle, on a la fâcheuse tendance à les remonter tant bien que mal à coups d’ongles pour ne pas se retrouver en culotte dans le couloir. Le souci, c’est qu’on les fragilise énormément en faisant cela, surtout si le conseil précédent n'est pas appliqué... Pour rester sereine toute la journée, un caleçon ou un cycliste par-dessus votre collant vous garantira tenue et confort ! On évite la culotte qui, sans bande élastique, risquerait de se retrouver en bas des chevilles.

    Les chaussettes, indispensables
    Avec une paire de chaussette en dessous des collants, vous vous garantissez confort et anti pied-qui-glisse. En mettant une paire au-dessus, vous évitez la friction entre l’ongle et la chaussure, ce qui permettra (peut-être) de sauver votre collant un peu plus longtemps.

    Espacer les lavages
    Attendre 5 à 6 utilisations minimum avant de laver violemment vos collants. Entre-temps, on privilégie un lavage à la main, eau froide et un peu de shampooing avant de le laisser sécher à l’air libre. Attention, ne jamais utiliser d’adoucissant : il n’est pas copain avec l’élasthanne.

    La boîte à chaussures
    Pour les ranger il n’y a pas de secret, on bannit le tiroir à soutien-gorge et la boulette au pied du lit pour les entreposer soigneusement dans une boîte. Ce serait bête de les filer une fois rangés…

    S'ils sont compliqués, on excuse tout aux collants parce qu'ils subliment sans effort. Avec ça, difficile de leur en vouloir.

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  • Le nom de ce vêtement modifie ces collants - ils sont tellement rétrécis qu'ils ressemblent à une seconde peau. Ces collants vous procurent toute la chaleur dont vous avez besoin pour rester à l'aise lorsque vous les portez.

    De plus, les coureurs adorent porter ces collants pendant les mois d’été et d’hiver. De plus, ils sont extrêmement durables et peuvent durer de nombreuses années.

    Pourquoi porter des collants polaires transparents ?
    Les collants en polaire transparents sont parfaits pour vous garder au chaud durant les mois d’hiver, pour les personnes qui vivent dans des climats froids. La doublure intérieure douce et lisse qui vous permet de rester à l’aise lorsque vous vous déplacez et empêche le vent de traverser ce collant.

    Quels sont les avantages des collants polaires transparents ?
    Ils sont légers pour que vous puissiez courir pendant des heures sans vous sentir alourdi. Les collants en polaire transparents ont également un revêtement respirant qui empêche votre peau d’avoir trop chaud ou trop froid quand vous bougez. Le matériau en polaire doux a fière allure sur vos jambes, car il cache toutes les imperfections telles que :

    - les varices ;
    - les cicatrices ;
    - ou les ecchymoses.

    Une autre grande chose à propos des collants en polaire transparents est la façon dont ils s’adaptent pendant que vous les portez. Ils sont fabriqués à partir d’un matériau athlétique qui s’étire lorsque vous bougez sans frotter ni pincer votre peau. Cela vous permet de rester au frais, car cela empêche la transpiration excessive quand vous faites de l’exercice. Les collants en polaire sont résistants pour résister à de nombreux lavages sans s’abîmer. Cela les rend parfaits pour les sports de plein air ou les activités durant lesquelles vos vêtements se salissent rapidement.

    Les collants en polaire transparents ont fière allure quelle que soit la saison à laquelle vous choisissez de les porter, et ils vous gardent à l’aise et au frais même durant les jours les plus chauds. Dotés de toutes ces caractéristiques exceptionnelles, il n’est pas étonnant que tant de personnes utilisent des collants transparents en polaire !

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