• Dans les collants, on générait presque autant d'emballage que de textile !

    C'est ce qu'ont montré des diagnostics, réalisés par l'Institut Français du Textile et de l'Habillement (IFTH) sur la gestion des déchets dans les entreprises textiles.

    Face à cette constatation, l'IFTH a mené, entre 1999 et 2000, en partenariat avec l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), une étude sur la réduction des emballages dans les secteurs collant-chaussant. Tous les acteurs des secteurs chaussant-collant sont concernés par les emballages : le producteur, le distributeur et le consommateur.

    La production française représentait, en 1998, 208 millions de paires de collants et mi-bas. Mais la consommation nationale est bien plus importante, compte tenu de l'importation massive dans ce secteur (53% dans le secteur collant/mi-bas par rapport à la consommation nationale).

    Quatre types d'emballages sont couramment discernés :

    L'emballage de vente ou emballage primaire, en contact avec le produit.

    Ces emballages font partie intégrante de l'offre du produit. Ils représentent, le plus souvent, un support commercial servant à attirer l'attention du consommateur et à décrire les informations se rapportant au produit.

    Ils sont générateurs de déchets chez le consommateur.

    Citons comme exemple, les boîtes cubiques, rectangulaires ou les étuis plats pour le conditionnement des collants.

    Déchets : 2860 tonnes

    L'emballage groupé ou emballage secondaire regroupant plusieurs articles conditionnés par un emballage primaire.

    Nous retrouvons dans cette catégorie, les displays pour collants ou encore les boxes de présentation dans les rayons des magasins.

    Ils sont générateurs de déchets chez le distributeur.

    Déchets : 970 tonnes

    L'emballage de transport ou emballage tertiaire servant à la manutention et au transport des articles.

    Citons, pour mémoire, les cartons d'expédition, les palettes en bois ou les films plastiques.

    Ils sont générateurs de déchets chez le distributeur.

    Déchets : 780 tonnes

    L'emballage de conditionnement des emballages primaires, secondaires et tertiaires, réceptionnés chez le fabricant.

    Nous retrouvons ici des cartons d'expédition, des palettes ou des films plastiques.

    Ils sont générateurs de déchets chez le fabricant.

    Déchets : 200 tonnes

    SOIT UN TOTAL DE 4810 TONNES DE DECHETS UNIQUEMENT POUR LES EMBALLAGES.

    Le poids des emballages est, par conséquent, très important compte tenu du volume d'articles vendus.

    Pour Info :

    Poids d'un collant : 20g - Poids de l'emballage : 16g

    Une paire de collant génère donc en moyenne plus de 16g d'emballage, soit 80% de son poids.

    Plus de 90% de ces emballages sont en carton.

    Ces emballages ont, évidemment, une répercussion sur le prix de revient des articles : l'entreprise achète ces emballages, puis paie pour les faire éliminer. Ils représentent en moyenne : 7% du prix de revient d'une paire de collants.

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  • Il existe des tendances que l’on juge improbables (voire ridicules), des lubies stylistiques ne semblant pas appelées à déchaîner les foules, des partis pris mode défiant l’entendement... Or, aussi incroyable que cela puisse paraître, il arrive parfois que ceux-ci finissent par prendre le chemin du must have (cf. le boyfriend). En sera-t-il de même des collants opaques, qui tentent dernièrement de s’offrir une place au soleil ?

    Pour la modeuse, l’arrivée des beaux jours est bien souvent synonyme de mutation fashion : elle peut enfin se pavaner en Cutler and Gross sans passer pour une starlette farouche et dire adieu - jusqu’en septembre - à son armée de collants Le Bourget et consorts...

    Enfin, c’est du moins ce que l’on prenait pour acquis jusqu'à ce que l’on voit briller sous le soleil de mai quelques gambettes gainées d'élasthanne. Si encore cela n’avait été qu’une toquade de certaines fashionistas excentriques peuplant le site lookbook.nu, notre baromètre à tendances n’aurait sûrement pas oscillé. Oui mais voilà, lorsque qu'il s'agit de la très influente Mrs Roitfeld, nous avons toutes les raisons du monde de nous pencher sur le sujet.

    Cannes 2009. Lors d’une des nombreuses soirées glitter du festival, Carine Roitfeld apparaît en toilette léopard signée Dolce & Gabbana. La rédactrice en chef de Vogue Paris est alors, comme à son habitude, radieuse et filiforme, même si un détail perturbe cette jolie harmonie : une paire de collants noirs. Or, ayant été aperçue précédemment les jambes nues dans une petite robe Balmain, on se doute bien que le port du collant est un choix délibéré de sa part...

    Voir Carine herself s’essayer à cette insolite association nous incitait alors à ne pas prendre cette dernière à la légère. Quelques jours plus tard, une série du Vogue de juin/juillet dirigée par Emmanuel Alt et shootée par Terry Richardson confirma notre intuition : pour l’été, rien n’est plus chic que de s’essayer au trio short/collants/ballerines...

    Carine Roitfeld + Emmanuelle Alt + Behati Prinsloo (lors d’une récente party new-yorkaise ) + Erin Wasson... le verdict est sans appel : nous assistons bel et bien au passage en force d’une tendance insolite. Cependant, si lors d’une soirée estivale le port du collant semble envisageable (bien qu'étant incongru), et si au sein d’une série mode les dress codes les plus improbables peuvent parfois gagner en réalité, il reste fortement conseillé de zapper cette tendance, qui risque de tourner en ridicule celles qui s’y adonneront.

    Alors que le thermomètre flirte déjà régulièrement avec les 30°C, la mode n'a pourtant aucun scrupule à nous prescrire une nouvelle paire de collants, oubliant que rien n’est plus charmant que des jambes nues légèrement dorées se promenant sur les pavés citadins...

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